Après une première expérience originale menée en 2006 avec succès, l’opération « Vis ma Vie » 2008 a permis à 42 chefs d’entreprise et 42 enseignants et chercheurs des Etablissements de l’Université Catholique de Lille de partager, par binôme, une journée de leur vie professionnelle.
La soirée de restitution de l’opération s’est déroulée dernièrement en présence d’une soixante de participants.
Thérèse Lebrun a ouvert la soirée en affirmant à nouveau, lors de son propos d’accueil, combien les valeurs inhérentes à l’entrepreneuriat, à savoir la prise d’initiative, la responsabilité individuelle et la promotion de l’engagement, sont partagées par les Universités Catholiques.
Une table ronde, animée par Didier Gesp, membre de l’Institut de l’Entrepreneuriat, a permis à trois binômes exemplaires d’apporter leur témoignage.
Ont en effet pris la parole :
- Thérèse Lebrun, Président-Recteur et quasiment première inscrite sur la liste des volontaires de l’opération, et Mathias Bourgois,du Groupe Delcroix,
- Nicolas Vaillant, Enseignant-Chercheur à la Faculté Libre des Sciences Economiques, et Thierry Doutriaux, Avocat au cabinet Solucial,
- Jérôme Muchembled, Enseignant-Chercheur à l’ISA, et Olivier Dominikowski, du cabinet de conseil Odicee.
.jpg)
Tous se sont retrouvés pour souligner l’intérêt de l’expérience.
Les motivations de départ concordaient : curiosité, envie de découvrir un autre horizon, besoin de prendre du recul par rapport au quotidien. Au final, les conclusions aussi vont dans le même sens. Le monde universitaire et celui de l’entreprise ont beaucoup à gagner en se connaissant mieux : apporter aux jeunes une formation adaptée aux besoins de la société, multiplier les occasions d’enrichissement réciproque et mettre en place des relations plus fluides au niveau de la cité.
Didier Desonnay, enseignant-chercheur en Psychologie du Travail à la Faculté Libre des Lettres et Sciences Humaines, a ensuite présenté les résultats de la recherche qu’il a conduite sur l’opération « Vis ma Vie ». Il a notamment mis en évidence le besoin, commun eux enseignants et chefs d’entreprise, de reconnaissance professionnelle et montré que si les complémentarités entre Enseignement et Entreprise sont possibles, elles ne sont toutefois pas spontanées, et un travail sur les freins et blocages de part et d’autre est souvent nécessaire.
Catherine Dervaux
Institut de l’Entrepreneuriat