L'objet de l'étude de Hassan EL ASRAOUI, François MILEQUANT et James DESRUMEAUX est de déterminer quels contenus et outils pédagogiques doivent être utilisés dans la diffusion d’une culture entrepreneuriale chez les étudiants de l’Université Catholique de Lille, de manière à ce qu’elle soit en accord avec les attentes des futurs créateurs ou repreneurs, ce qui revient à répondre à la problématique : « Quel est l’impact de la pédagogie de l’entrepreneuriat sur la création ou la reprise d’entreprise chez les diplômés de l’Université Catholique de Lille ? »

Le profil de l’entrepreneur diplômé de l’Université Catholique de Lille et son entreprise est identifié grâce à une enquête sur un échantillon de base représentatif comprenant 90 créations et reprises.


les difficultés rencontrées :
- les réglementations gouvernementales et les procédures administratives (40%)
- les banques et le financement (17%)
- le manque d’information (11%)

Les motivations personnelles : besoin d’autonomie et d’indépendance, envie d’être son propre patron, réaliser ses passions

L’environnement entrepreneurial :
 - les conseils et l’accompagnement d’une structure particulière ou de spécialistes
- l’influence positive des parents, des amis et des collègues,
- « aucun rôle des enseignants dans la diffusion d’une culture entrepreneuriale » !
- l’influence très positive des entrepreneurs qui ont réussi (62% des entrepreneurs ont des créateurs ou des repreneurs dans leur famille proche).

L’engagement associatif étudiant :

  • 62% des entrepreneurs se sont impliqués dans une association étudiante.
  • 42% de ces anciens étudiants avaient le rôle de Président ou de Vice-président.
  • Cette expérience associative a permis le développement de compétences comme la prise de responsabilités, le travail en équipe et l’organisation.


Synthèse des entretiens avec les créateurs : L’entrepreneuriat peut s’apprendre.
Pour cela, il faudrait mettre l’étudiant davantage en lien avec la réalité de l’entreprise. L’engagement associatif ne suffit pas, ce serait d’ailleurs plutôt la conséquence que la cause d’un esprit entrepreneurial.
Une solution intéressante est de faire appel à des intervenants professionnels à même de donner une image authentique du chef d’entreprise, privilégiant les échanges avec les créateurs et incluant l’esprit d’entreprendre dans leur pédagogie.

Les recommandations :

  • L’Université Catholique de Lille doit continuer à développer la pédagogie de l’entrepreneuriat autour de trois niveaux jugés pertinents : l’initiation, la formation et l’accompagnement.
  • L’initiation doit se faire le plus tôt possible, dès le collège ou le lycée.
  • La formation sera plutôt réservée au niveau Master, auprès d’étudiants déjà sensibilisés.
  • Enfin, l’UCL se doit d’accompagner ses étudiants porteurs de projet de création ou de reprise dans sa concrétisation. Cet accompagnement pourrait prendre la forme d’un pré-incubateur dans lequel les étudiants porteurs de projet pourraient bénéficier d’aide et de conseils d’experts, et également démarrer la constitution de leur réseau.

 

Par ailleurs, s’agissant des contenus et outils pédagogiques, la clé du succès repose sur une pédagogie variée, concrète, en équipe, valorisante et communiquée.

Synthèse réalisée par Catherine DERVAUX
2009

Publié 09/02/2009 16:13  par   Aude avec 0 commentaire(s)
Classé sous : EcolesCréation d'entreprise

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